Pourquoi envisager une reconversion professionnelle vers les métiers du soin et de l’aide à la personne en 2025 ?
La reconversion professionnelle vers les métiers du soin et de l’aide à la personne séduit de plus en plus d’actifs en quête de sens, de stabilité et de contact humain. En 2025, ces secteurs continuent d’afficher une forte tension sur l’emploi, portée par le vieillissement de la population, le développement du maintien à domicile et les besoins croissants en structures médico-sociales.
Que l’on vienne du commerce, de l’administration, de l’industrie ou de secteurs créatifs, les compétences transférables sont nombreuses : écoute, organisation, gestion du stress, capacité à travailler en équipe. La principale difficulté réside moins dans l’accès à l’emploi que dans le choix de la formation adaptée au projet de reconversion et au niveau de qualification de départ.
Les métiers du soin et de l’aide à la personne regroupent un large éventail de professions, allant du niveau CAP au niveau master. Aide-soignant, auxiliaire de vie sociale, accompagnant éducatif et social, infirmier, éducateur spécialisé, assistant de vie dépendance, agent de service hospitalier, coordinateur de services à la personne… Les possibilités de débouchés et d’évolution de carrière sont nombreuses.
Les principaux métiers du soin et de l’aide à la personne accessibles en reconversion
Avant de se lancer dans une formation, il est utile d’identifier quels métiers correspondent le mieux à son profil, à ses contraintes personnelles et à ses aspirations. Voici un panorama des professions les plus recherchées en 2025 pour une reconversion professionnelle dans le soin et l’accompagnement.
- Aide-soignant(e) : en établissement de santé, en clinique ou en EHPAD, l’aide-soignant accompagne les patients dans les activités de la vie quotidienne, participe aux soins d’hygiène et de confort, et travaille en étroite collaboration avec les infirmiers.
- Auxiliaire de vie / Assistant(e) de vie aux familles (ADVF) : à domicile, ce professionnel aide les personnes âgées, malades ou en situation de handicap dans les gestes de la vie quotidienne : toilette, repas, déplacements, entretien courant du logement.
- Accompagnant éducatif et social (AES) : présent en structures spécialisées, en établissements médico-sociaux ou au domicile, l’AES soutient l’autonomie des personnes en situation de handicap, de dépendance ou de grande vulnérabilité.
- Infirmier(ère) diplômé(e) d’État : profession plus qualifiée, accessible après une formation bac+3 en Institut de formation en soins infirmiers (IFSI). Elle s’adresse de plus en plus à des profils en reconversion, y compris après 30 ou 40 ans.
- Agent de service hospitalier (ASH) : en milieu hospitalier ou en EHPAD, l’ASH intervient sur l’hygiène des locaux, participe à la logistique des services et peut être en contact régulier avec les patients ou résidents.
- Éducateur spécialisé / moniteur-éducateur : métiers de la relation éducative, tournés vers l’accompagnement de publics en difficulté (enfants, adolescents, adultes handicapés ou en insertion).
Ces métiers présentent un point commun : une forte dimension humaine, une utilité sociale évidente et des besoins de recrutement structurels. Ils conviennent particulièrement à des personnes en reconversion professionnelle prêtes à s’engager dans un métier exigeant, parfois physique, mais porteur de sens.
Reconversion professionnelle vers l’aide à la personne : quelles formations en 2025 ?
Les formations diplômantes et certifiantes jouent un rôle central dans une reconversion réussie vers les métiers du soin et de l’aide à la personne. En 2025, l’offre de formation est large, modulable et souvent compatible avec une activité ou une vie de famille, grâce aux dispositifs de formation continue et de formation à distance.
Parmi les principaux diplômes et titres reconnus, on peut citer :
- Titre professionnel Assistant(e) de Vie aux Familles (ADVF) : accessible sans diplôme, cette formation de niveau 3 (équivalent CAP) prépare aux missions d’aide à domicile. Elle est souvent proposée en alternance ou dans le cadre de la formation continue.
- Diplôme d’État d’Accompagnant Éducatif et Social (DEAES) : formation de niveau 3 également, elle se décline en spécialités (accompagnement à domicile, en structure, auprès d’enfants, etc.) et s’adresse aux personnes souhaitant travailler dans le médico-social.
- Diplôme d’État d’Aide-Soignant (DEAS) : restructuré en blocs de compétences, il est désormais plus accessible dans le cadre d’une reconversion professionnelle, avec des passerelles possibles pour les personnes ayant déjà une expérience dans le secteur.
- CAP Accompagnement éducatif petite enfance (AEPE) : intéressant pour ceux qui souhaitent orienter leur reconversion vers l’accueil des jeunes enfants en crèche, école maternelle ou à domicile.
- Diplôme d’État d’Infirmier (DEI) : formation bac+3 en IFSI, accessible après concours ou via Parcoursup, mais aussi via des dispositifs spécifiques pour adultes en reconversion (passerelles, valorisation de l’expérience).
- Formations d’Agent de service hospitalier (ASH) : le métier est souvent accessible avec un niveau CAP/BEP et complété par des certifications internes ou de courtes formations hygiène et propreté.
En parallèle, de nombreux organismes proposent des certifications courtes pour renforcer son employabilité : gestes et postures, manutention des personnes, premiers secours, prise en charge de la maladie d’Alzheimer, accompagnement de fin de vie, etc. Ces modules constituent un atout pour une reconversion rapide vers l’aide à domicile ou les services à la personne.
Financer sa formation de reconversion vers les métiers du soin
La question du financement est centrale pour tout projet de reconversion professionnelle. En 2025, plusieurs dispositifs permettent de suivre une formation dans le soin ou l’aide à la personne sans assumer seul l’intégralité du coût.
- Compte Personnel de Formation (CPF) : il peut être mobilisé pour financer tout ou partie d’un titre ADVF, d’un DEAES ou de modules de spécialisation. Certaines formations d’aide-soignant sont également éligibles.
- Projet de Transition Professionnelle (PTP) : ce dispositif, souvent appelé « CPF de transition », permet de s’absenter de son poste et de financer une formation certifiante, tout en bénéficiant d’une rémunération sous conditions.
- Pôle emploi : pour les demandeurs d’emploi, des aides régionales, l’Aide Individuelle à la Formation (AIF) et des dispositifs spécifiques aux métiers en tension peuvent prendre en charge une reconversion vers le soin et l’aide à la personne.
- Contrat de professionnalisation et apprentissage : pour certaines formations (ADVF, AES, AS, CAP AEPE), l’alternance permet d’être salarié en formation, rémunéré, tout en acquérant de l’expérience sur le terrain.
- Financements régionaux et bourses : les Régions soutiennent fortement les formations sanitaires et sociales, avec des aides à la formation, à la mobilité ou au matériel pédagogique.
Il est recommandé de se rapprocher des Conseillers en Évolution Professionnelle (CEP), des organismes de formation et des services RH pour construire un plan de financement réaliste et adapté à son projet de reconversion.
Débouchés et besoins en recrutement dans les métiers du soin et de l’aide à la personne
Les débouchés dans les métiers du soin et de l’aide à la personne restent très favorables en 2025. Les recrutements sont nombreux à la fois dans le secteur public, associatif et privé. La difficulté pour les employeurs n’est pas tant de sélectionner les candidats que d’en trouver suffisamment.
Les principaux employeurs sont :
- Les hôpitaux publics et cliniques privées.
- Les EHPAD et résidences seniors.
- Les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD).
- Les associations d’aide et de maintien à domicile.
- Les entreprises de services à la personne.
- Les structures médico-sociales pour personnes handicapées.
Pour une personne en reconversion, cette forte demande se traduit par :
- Une insertion professionnelle rapide après l’obtention du diplôme ou du titre.
- Des possibilités de choix entre travail de jour, de nuit, en semaine ou le week-end, à domicile ou en établissement.
- Des passerelles d’évolution vers d’autres métiers : un aide-soignant peut par exemple passer un concours d’infirmier, un auxiliaire de vie peut se spécialiser dans l’accompagnement du handicap, etc.
Le marché de l’emploi est particulièrement dynamique dans les grandes agglomérations, mais aussi dans les zones rurales sous-dotées en services de proximité. Installer sa carrière dans ces métiers, c’est faire le choix d’une profession durable, avec de vraies perspectives à long terme.
Salaires dans les métiers du soin et de l’aide à la personne en 2025
Les salaires dans les métiers du soin et de l’aide à la personne restent modestes en début de carrière, mais ils ont connu plusieurs revalorisations ces dernières années, notamment dans le secteur public hospitalier et médico-social.
En 2025, à titre indicatif :
- Auxiliaire de vie / Assistant(e) de vie aux familles : le salaire brut mensuel en début de carrière se situe souvent entre le SMIC et 1 700 € brut, selon la structure, le temps de travail et les astreintes. Les heures de week-end ou de nuit peuvent augmenter la rémunération.
- Aide-soignant(e) : dans la fonction publique hospitalière, la rémunération de départ tourne autour de 1 900 à 2 000 € brut mensuels, hors primes. En EHPAD ou en clinique, des primes spécifiques peuvent s’ajouter.
- Accompagnant éducatif et social (AES) : la rémunération est proche de celle d’un aide-soignant, avec des variations selon les conventions collectives et le type de structure.
- Infirmier(ère) : en début de carrière, le salaire brut mensuel en hôpital public est généralement compris entre 2 100 et 2 400 €, hors primes de nuit, de dimanche ou de service spécifique. En libéral, les revenus peuvent être plus élevés mais aussi plus variables.
- Agent de service hospitalier (ASH) : souvent rémunéré autour du SMIC en début de carrière, avec des évolutions possibles selon l’ancienneté et la spécialisation.
Les perspectives d’évolution salariale existent via :
- La spécialisation (gériatrie, psychiatrie, handicap, soins palliatifs).
- La prise de responsabilités (chef d’équipe, coordinateur de secteur, encadrant de proximité).
- Le passage de concours et l’accès à des niveaux de qualification supérieurs.
Au-delà du salaire, beaucoup de professionnels en reconversion mettent en avant la richesse des relations humaines, le sentiment d’utilité sociale et la possibilité d’évoluer dans un environnement professionnel en constante transformation.
Réussir sa reconversion professionnelle vers les métiers du soin : conseils pratiques
Se reconvertir vers les métiers du soin et de l’aide à la personne ne s’improvise pas. Il est important de valider son projet et de tester le secteur avant de s’engager dans une formation longue.
Quelques pistes pour sécuriser son parcours :
- Réaliser une immersion professionnelle (PMSMP, stage, bénévolat en association, observation en établissement) pour découvrir la réalité du terrain.
- Échanger avec des professionnels en poste (aides-soignants, auxiliaires de vie, infirmiers) sur les conditions de travail, les horaires, la charge émotionnelle.
- Se faire accompagner par un conseiller en évolution professionnelle pour clarifier ses motivations, ses contraintes et choisir la formation la plus adaptée.
- Vérifier les débouchés locaux : besoins en aide à domicile, projets d’ouverture d’EHPAD, politiques de recrutement des hôpitaux de sa région.
- Anticiper l’impact du projet sur sa vie personnelle : organisation familiale, mobilité, amplitude horaire, travail le week-end.
La reconversion professionnelle vers les métiers du soin et de l’aide à la personne représente un choix fort, à la croisée de l’engagement humain et de la sécurité de l’emploi. En 2025, ces métiers offrent des formations accessibles, des débouchés nombreux et des perspectives de carrière évolutives pour celles et ceux qui souhaitent donner une nouvelle orientation, plus solidaire et plus utile, à leur vie professionnelle.
